Elisabeth Gilbert-Dragic

«... quand on me dit couleurs, je dis fleurs… Fleurtitudes, entre certitudes et incertitudes, dans le silence généreux de la peinture...»

 

Elle est toute étonnée de peindre, qui plus est des fleurs, la bête noire du baromètre des tendances, le poil à gratter d’un monde qui perd ses racines. Une réponse se tapit dans les bouquets d’incertitude d’Élisabeth Gilbert Dragic, dont l’obsession pour ce sujet en fait une plante rare, presque une espèce à protéger.

Quand on pénètre dans son atelier, la première chose que l’on voit est ce beau si beau bouquet de fleurs, joyeux par temps de grisaille. Des branches de mimosas, là juste près de la porte comme pour vous accueillir et vous montrer du doigt l’âme des oeuvres d’Elisabeth. Tout est dit en une fraction de seconde, un clin d’œil, et on entre avec légèreté dans cet univers qui sent bon la fraîcheur, la légèreté, le vent…

« Je peins des fleurs grand format ! ». C’est ainsi qu’Elisabeth Gilbert Dragic présente de prime abord son travail. De quoi dérouter sur une scène artistique où la fleur reste un motif difficile à assumer. Passés les clichés, on pense à Georgia O’Keeffe, dont la première rétrospective française, grenobloise, en 2016 a permis de redécouvrir ses fleurs veloutées, aux parfums érotiques et sensuels.

Il y a de cela dans la peinture d’Elisabeth Gilbert Dragic sous laquelle affleure aussi une certaine fragilité; la peau des choses qui se meurt et flirte avec la vanité.

Née en 1966
vit et travaille à Lyon

Elisabrth Dragic, dans son atelier lyonnais

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