Christophe Cheron, spectateur privilégié.

Photographe, Christophe Cheron accompagne Marie-France Chevalier tout au long de ses recherches artistiques. De ce regard est née une profonde amitié et une recherche à quatre mains, des regards croisés, jusqu’à la naissance de l’exposition.

Un regard de détective, c’est ainsi qu’au fil du temps, le regard de Christophe a pénétré la vie suspendue au vol d’une abeille au dessus d’un pavot, laissant glisser l’ombre pour dire, exprimer, la futilité, la vanité de cette beauté éphémère. Décalages subtils, superpositions, reconstitutions d’un paysage, d’un talus,de plates-bandes potagères... En partageant ainsi son lieu, son espace de création, Marie-France Chevalier lui a donné carte blanche à sublimer le jardin. « Aux simples besoins des travaux de re- production de Marie-France, s’est substi- tué au fil du temps une relation mutuelle faite d’échanges, de regards croisés, dont le travail artistique servirait de prétexte à l’amitié et à partir de chacun des supports choisis, peintures, fusains, enveloppes, ardoises ou encore des objets déterrés... Voilà dix ans déjà que j’ai découvert et regardé son travail, accompagné et scruté ce qui, pour moi, pourrait se résumer au geste, qui écrit autant qu’il dessine, à une nature sans cesse à renommer. Marie-France est toute entière à la façon d’un sismographe apprivoisé dans ce Vercors tant aimé, sur cette terre labourée, ensemencée, récoltée dans chacun de ses dessins faussement inachevés qui, pour celui qui les regarde, est une invitation à les poursuivre. A la force transcrite qui déchire souvent le papier, qui ne veut se contraindre au cadre, répond la frénésie de tenter ou recommencer autre chose. J’apparais comme le spectateur privilégié. »

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