Marie-France Chevalier et son jardin enchanté

C’est un lieu qui ne la quitte jamais, où elle trouve inspiration et sérénité, joies et regards magnifiés par la beauté des paysages ou de son jardin intérieur qu’est le jardin de son atelier, sur le plateau du Vercors. C’est là que Marie-France Chevalier trouve les sources qui font naître ses œuvres.

Je ne cherche pas mes sujets, ils sont là devant moi ... « Sur le plateau est née ma source, j’y puise à chaque retour une nourriture précieuse » dit-elle avec simplicité et gentillesse. Car le paysage et le dessin tiennent une place essentielle dans l’œuvre de Marie-France Chevalier qui vit et travaille en alternance sur le plateau du Vercors ou à Lyon. Loin d’être une artiste mono- lithique, elle se projette constamment dans la relation à l’autre et y puise les ressorts d’une recherche sur ses origines et sur la mémoire au travers des traces et des palimpsestes des matériaux qu’elle empreinte. Le Vercors, cette terre bouleversante, s’inscrit au plus profond d’elle-même « Depuis toujours, les murs de la mai- son familiale murmurent à mes oreilles le temps. La technique est certes un moyen de dire mais il y a autre chose, cet indicible qui parle au-delà de moi. Les intérieurs d’atelier côtoieront vanités, natures mortes, fenêtres crachant leur lumière crue qui nous feront basculer dans la lumière solaire de mon jardin. A l’ombre des vieux pommiers la chaise en plastique, vanité contemporaine, attend. Je ne cherche pas mes sujets, ils sont là, devant moi », aime-t-elle dire.

Mes murs et moi c’est un peu la même chose « J’ai besoin de planter des salades, des pommes de terre, de renouer avec la terre et de peindre » ! La peinture c’est son métier et Marie-France Chevalier dé- finit simplement ce besoin de faire, de fabriquer, de chercher quelque chose dans le temps, dans le souvenir...

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